C’est ce qu’on appelle des grandes vacances…

Publié le par Albane

Il y a un an jour pour jour, je partais pour de très longues vacances… 10 mois d’aventures à travers le monde pour visiter, rencontrer et partager.  12 mois plus tard, je me remémore toutes les rencontres et tous ces paysages traversés, tous ces moments qui ont débuté par une arrivée le 26 septembre dans un pays en pleine crise, le Zimbabwe. C’est probablement le pays le plus difficile que j’ai fait, outre le fait que ce soit un pays qui se referme sur lui-même, qui n’a plus d’infrastructures, c’est aussi mes premières prises de repères. Car pour un TDM on ne voyage pas comme on voyage pendant 15 jours, on s’aperçoit qu’au fur et à mesure on a des astuces, des réflexes et que ça devient de plus en plus facile de voyager, de prendre les transports, de trouver les bons plans, les hôtels moins chers. On se fait un peu avoir au début, puis au fur et à mesure on devient rodé, on se libère, on déstresse et tous les problèmes qu’on avait peut être fuit… deviennent obsolètes et dérisoires, et on s’ouvre peut être plus aux autres.

Certains m’ont dit qu’en faisant un TDM on allait trop vite et qu’on n’en profitait pas. Mais je trouve que l’on s’aperçoit beaucoup plus des différentes cultures, on fait attention au moindre geste des gens. Quand les chauffeurs des minibus collent leur pousse sur le pare-brise pour saluer les autres chauffeurs, le contrôleur du nozomi au Japon, lui, fait des gestes quasi-militaires pour signifier qu’il est pile l’heure de partir.

Je ne répondrai pas à la question que me pose beaucoup de personnes « Mais quel pays as-tu préféré ? », car c’est impossible de répondre à une telle question… tous les pays m’ont chamboulée d’une manière ou d’une autre (et même la Nouvelle Zélande !), par les rencontres que j’ai faites, les paysages…

Pour une amoureuse de l’Architecture, ma 2ème passion après les voyages, j’ai adoré me balader, errer dans les villes, j’ai « kiffé » à Hong Kong, à Tokyo mais je me suis étonnée parfois devant des huttes toutes simples…

J’ai aimé les longues heures de bus, à voir défiler le paysage pendant des heures, à partager des sourires avec des enfants souvent très pauvres. Et c’est dans ces moments là que je ressentais ma complète liberté. Et ce n’est pas pour rien que j’ai fait plus de 120 000 km !

Oui, le plus grand sentiment que j’ai eu pendant ce voyage c’est une totale liberté. J’étais like an « Angel » !

Un voyage est très personnel, que l’on ressent au plus profond de soi.

 

"Un voyage est comme une personne, il n'y en a pas 2 identiques" John Steinbeck
"Le vrai voyageur n'a pas de plan établi et n'a pas l'intention d'arriver."

 

Et après 277 jours, 120 000 km (3 fois la circonférence de la terre), dont une en bus, après avoir dormi dans 85 villes différentes, et 116 lits différents ! Dont 2 à la Belle Etoile, 6 sous tentes, 1 par terre, 3 dans un hôtel de luxe et même 3 dans un hôpital… je finis par revenir un peu en avance, contre ma volonté, après 277 jours, soit 9 mois.

J’aurai finalement visité 19 pays, 2 de moins que prévu, 25 visas d’entrée plus tard, et 24 de sortie… me revoilà coincée à Sceaux. Après 9 mois de mouvement, je fais le grand écart avec 3 mois d’inactivité…

Mais lundi 6 octobre, je reprends le travail. Dur, dur après 14 mois… Mais il faut tourner la page et commencer de nouvelles aventures…

Publié dans Bilan

Commenter cet article

l'ange de service 05/10/2008 22:17

Dur, dur pour un ange de retomber sur terre !