… Et je capitule…

Publié le par Albane

Lundi 23 Juin 2008

6h : Réveil tôt pour une journée qui s’avérera très longue. Petite toilette de chat pour commencer la journée. La journée démarre sur les chapeaux de roues. Puis c’est la visite éclair du chirurgien qui me demande si j’ai les papiers de l’assurance, les papiers de la compagnie aérienne, et ce que j’ai décidé de faire : rester à l’hôpital jusqu’à mon rapatriement ou sortir et me débrouiller seule à Santiago. Il commence à bien me stresser ! Il me presse d’autant plus qu’il doit partir prendre son avion pour les USA à 17h.

8h30 : Je prends une massue sur la tête avec le coup de téléphone d’Europ Assistance ! Ils m’appellent pour me dire que je ne suis pas assurée… Litige : la Nouvelle Calédonie… et on me raccroche au nez…

C’est sur ces entrefaites que je reçois un coup de téléphone de mon frère. Désemparée de ne plus avoir d’assurance, pris au dépourvu, impuissante… je finis par accepter que mon frère prévienne mon père… Je ne vois pas, à cet instant, comment je pourrais me débrouiller sans mes parents… ça m’énerve de ne pas pouvoir me débrouiller seule, surtout après tous ces mois, et ça sera le début d’une grande dépendance… mais finalement on a toujours besoin de ses parents et ce sera la meilleure décision que je prendrais…

On se répartit les tâches, je m’occupe de mes billets d’avion, je paye la garantie de 3 millions de pesos chiliens (soit l’équivalent de 4 000 €) à l’hôpital, je me débrouille pour récupérer tous les formulaires et faire remplir par le médecin (ce qui ne sera pas une mince affaire), et mon frère et mon père se chargent de me trouver un nouvel hôtel pour le soir (le mien ayant pleins d’escaliers), ma mère s’occupera plus tard des assurances et de la banque… Mais ça, c’est tout une histoire en elle-même…

Après avoir revu le médecin vers 17h, et avoir pu lui faire remplir in extrémiste les formulaires, de m'être exercée aux béquilles avec le kiné, appris à me faire des piqûres dans le ventre… passée à la pharmacie, je quitte l’hôpital en taxi pour mon nouvel hôtel…

C’est vers 20h qu’on cherche avec le taxi, l’hôtel, après avoir fait plusieurs fois le tour du pâté de maisons, on finit par s’apercevoir que c’est le grand hôtel de luxe près de la place Santa Lucia.

Mais au guichet il y a encore un problème… Il y a des jours comme ça… La réservation a bien été faite mais il faut laisser en garantie un montant de la hauteur de la totalité du montant du séjour… mais ma carte visa premier ne passe plus… heureusement, il me reste encore sur moi, en cas d’urgence, 150 € chiffonnés que je laisse en garantie pour une nuit et après on verra… mais j’ai vraiment besoin de me reposer… Ils insistent pour que je monte en fauteuil roulant, et je me retrouve peu de temps après dans une somptueuse chambre pour handicapé… Après avoir fait un tour sur Internet et avoir envoyer le message « échec TDM », à bon nombre d’entre vous, je m’écroule dans un lit double et moelleux, devant « Urgence »… Dommage qu’il faille que je me fracture le tibia pour avoir mon hôtel de luxe !!!

L’attention de mon père et de mon frère était vraiment gentille de vouloir m’installer dans un hôtel confortable, avec toutes les commodités mais je me sens tellement mal à l’aise… je déteins au milieu de ces hommes d’affaires… (et je ne peux même pas me gameller dans les bras d’un bel et jeune homme d’affaires, ils sont tous de l’âge des mes parents, voire plus…), ce n’est tellement pas moi, ce n’est tellement PLUS moi…

Publié dans Chili

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