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Il y a 3 ans...

Publié le par Albane

Samedi 23 février 2008
 
Il y a 3 ans...
 
Il y a 3 ans, j’ai découvert le Cambodge, et à l’époque j’avais écrit un texte, un texte que je n’avais osé montrer qu’à 2 personnes, mais aujourd’hui j’aimerais, j’aimerais vous faire découvrir le Cambodge, le Cambodge que j’aime, le Cambodge que j’ai dans la peau…
 
OU dong ! Où l’enfant Dong
Albane Veuve
 
Où ? Oudong
Où l’enfant dong
Où l’enfant dormira bientôt
 
Où ? Oudong
Où Norodom
Où sur la colline d’Oudong
On admire la vallée du Mékong
 
Où ? Oudong
Où l’enfant dong
Te regarde à l’infini
Où, Oudong
Où l’enfant dong
A transpercé mon cœur
Où Oudong
Où l’enfant dong
A pris mon âme
 
Où ? Oudong
La petite fille au lotus
Où Oudong
Le petit comique
Où Oudong
Deviendra grand
 
Où ? Oudong
La petite fille t’évente
Où Oudong
La petite fille t’éventre
Où Oudong
Les petits deviendront grands…
 
Où ? Oudong
Sans mot
Son regard
A laissé son empreinte
Où Oudong
Son regard
Restera gravé à l’infini dans le mien
 
Où ? Oudong
L’enfant dong
Regard, tristesse
Sourire
Où l’horizon est fait d’avenir
Où les plus grands jouent au grand... 
 
J’aimerais aussi profiter de ce blog pour publier un autre article, écrit toujours il y a 3 ans, par quelqu'un de très proche pour moi et qui a su exprimer ce que je ressentais…
 
LE CAMBODGE 2004-2005

Je rêve du Cambodge, j’ai 25 ans et cela fait 30 ans que ma famille rêve du Cambodge.
Pourtant je ne suis pas cambodgien, mes parents ne sont pas cambodgiens, ni mes grands-parents, je ne connais aucune personne de ma famille ayant vécu jadis dans un lointain passé colonial…
Et je rêve, je rêve encore, pourtant j’y suis, face à moi, à travers la vitre de la voiture qui nous emmène au cœur de Phnom Penh, je vois. Je vois et ne regarde pas.
Voilà ce que j’ai pensé à mon arrivée au Cambodge.
Nous avons tout vu, tout fait, de A à Z, du Nord au Sud, du petit-déjeuner au dîner.
Je suis rentré voilà deux mois et je rêve encore du Cambodge comme une plaie qui ne se referme jamais, invisible mais elle est là…
Je rêve d’un Cambodge merveilleux, je rêve d’un endroit où tout le monde peut venir et se sentir chez soi, que l’on soit asiatiques, américains, latinos, latins…
Je rêve d’un Cambodge qui serait Capitale de la Culture.
Mon voyage fût un choc comme beaucoup de gens avec qui j’ai parlé et c’est bien que ce soit un choc et çà doit l’être…mais pas pour les gens de là-bas.
Ce doit être un idéal…mais pas pour nous, pas pour mes rêveries, mais pour les gens là-bas…Comment expliquer ? Il ne faut pas… ou peut être que si…
En haut d’Angkor Vat je contemple, je pense à ces films et je pense, comme Ernesto Guevarra, comment une civilisation qui a pu construire cela (Machu Picchu/Angkor) a pu construire çà (Cuzco/Phnom Penh) ? Comme Alexandre le Grand qui voit ses troupes malades en Asie par l’eau putride, je pense que l’eau n’était pas potable non plus en Gaule chez les celtes à l’époque d’Alexandre, et de nos jours la Gaule est potable, l’Asie… putride.
Je n’ai pas voyagé pendant trois semaines, j’y ai vécu.
Au crépuscule du départ, fatigué, peut être, avec un pur hasard que seule la réalité ne fait, je regardais ma dernière image du Cambodge, celle qui fût à mon arrivée ma première.
Je n’ai pas voulu partir…
 
Luc-Olivier Veuve
    
Je ne sais pas pourquoi mais j’ai l’impression que ma vie s’entrecroise avec le Cambodge….
A Bophana, j’ai essayé de répondre à travers certains films à des questions que je me pose, et au lieu d’y répondre, de multitudes d’autres arrivent….
Et si 9 jours avant la prise de Phnom Penh, je n’étais pas née à Choisy-le-Roi mais dans un quartier de cette capitale Cambodgienne ???
 

 

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